Lorsque les températures chutent brutalement, la thermopompe devient l’un des systèmes de chauffage les plus sollicités de la maison. Bien qu’elle soit conçue pour fonctionner en hiver, une mauvaise utilisation ou certaines habitudes courantes peuvent réduire son efficacité, augmenter sa consommation d’énergie ou même accélérer l’usure de ses composantes. Comprendre ces erreurs fréquentes permet de mieux protéger l’appareil, d’améliorer son rendement et de prolonger sa durée de vie. Cet article présente les maladresses courantes que l’on observe durant les grands froids et explique comment les éviter grâce à des gestes simples et cohérents. Une section finale est consacrée à l’accompagnement offert par Air Péloquin, expert en systèmes de climatisation, chauffage et thermopompes sur la Rive-Sud.
Pourquoi des erreurs surviennent-elles plus souvent lors des grands froids ?
Lorsque les températures plongent sous les valeurs habituelles, la thermopompe fonctionne dans des conditions plus exigeantes. Les cycles de dégivrage deviennent plus fréquents, le compresseur doit compenser la baisse d’énergie extérieure et le moindre obstacle au passage de l’air peut perturber son fonctionnement. Les propriétaires, parfois inquiétés par les bruits inhabituels, le givre ou la baisse temporaire de performance, peuvent réagir avec des gestes qui aggravent la situation plutôt que de l’améliorer.
Il ne s’agit pas d’erreurs graves dans la plupart des cas, mais de comportements qui peuvent réduire l’efficacité de l’appareil ou accélérer son vieillissement. Les comprendre permet de mieux accompagner sa thermopompe durant les journées les plus froides.
Erreur 1 : couvrir ou obstruer l’unité extérieure
Une erreur répandue consiste à vouloir protéger la thermopompe du froid en la couvrant. Cette pratique est pourtant l’une des plus dommageables. Une thermopompe en fonctionnement doit respirer librement. Elle absorbe l’air par les côtés et l’expulse à travers ses ailettes. Lorsque l’unité est couverte, l’air ne circule plus correctement, ce qui entraîne une surchauffe interne ou un givrage accéléré.
Même les couvertures partiellement ouvertes, les bâches ou les panneaux rapprochés peuvent suffire à perturber la ventilation. L’unité extérieure doit rester totalement dégagée, même lors de vents froids ou de chutes de neige importantes.
Pour protéger l’appareil du vent, il est possible d’utiliser une structure fixe ou un pare-vent, mais toujours placés à distance suffisante pour ne jamais interrompre le passage normal de l’air. Une installation trop proche peut entraîner les mêmes effets qu’une couverture.
Erreur 2 : tenter de dégivrer manuellement l’unité extérieure
Lorsqu’un propriétaire voit l’unité extérieure recouverte de glace, il peut être tenté de retirer le givre lui-même. Pourtant, cette intervention manuelle est risquée. Les ailettes sont fines et flexibles ; un simple contact avec un outil rigide peut les plier ou les perforer. Une fois abîmées, elles perdent leur capacité à transférer la chaleur et nuisent à la performance à long terme.
Même l’utilisation d’eau chaude peut entraîner un choc thermique ou une accumulation d’eau au sol qui gèlera par la suite. La thermopompe possède un système de dégivrage automatique conçu pour gérer ces situations. Lors d’un froid extrême, ce cycle peut être moins efficace, mais une intervention manuelle reste déconseillée. La meilleure approche consiste à surveiller le comportement de l’appareil et à l’arrêter temporairement si le givre persiste malgré plusieurs cycles.
Erreur 3 : négliger la neige et la glace autour de l’unité
La neige soufflée par le vent ou tombée en abondance peut créer une barrière autour de l’unité extérieure. Cette obstruction limite le déplacement de l’air, ce qui force la thermopompe à travailler davantage. Par grand froid, cet obstacle devient plus gênant encore, car l’unité peut geler plus rapidement si l’air circule mal.
Déblayer doucement autour de l’unité, sans toucher aux composantes métalliques, permet de maintenir une circulation d’air adéquate. Il ne s’agit pas seulement d’un geste esthétique, mais d’une action essentielle pour préserver le rendement du système. Un dégagement total sur les côtés et à l’arrière de l’unité favorise également un dégivrage plus efficace.
Erreur 4 : laisser la thermopompe fonctionner sous sa température minimale
Chaque modèle possède une température minimale d’utilisation définie par le fabricant. Lorsque cette limite est dépassée, la thermopompe peut continuer de fonctionner, mais son rendement devient très faible. La chaleur produite diminue alors que la consommation d’électricité augmente. Le compresseur force davantage, ce qui ajoute une pression inutile sur les composantes mécaniques.
Laisser l’appareil fonctionner dans ces conditions ne provoque pas une panne immédiate, mais cela entraîne une usure prématurée du compresseur. Un chauffage d’appoint doit prendre le relais lorsque la thermopompe n’arrive plus à fournir un niveau de chaleur satisfaisant ou lorsqu’elle dégivre trop souvent.
Erreur 5 : changer fréquemment les réglages ou la température intérieure
Lors des grands froids, certains utilisateurs ajustent continuellement les réglages de leur thermopompe, abaissent ou augmentent la température ou modifient les modes de fonctionnement. Ces variations incessantes empêchent le système de se stabiliser. La thermopompe doit redémarrer plus souvent, ce qui ajoute des cycles supplémentaires au compresseur.
Un réglage stable ne signifie pas une performance optimale en tout temps, mais permet à l’appareil de fonctionner de manière plus régulière et plus efficace. Les changements fréquents, au contraire, augmentent les cycles courts et la consommation d’énergie.
Erreur 6 : ignorer le bruit inhabituel du compresseur ou du ventilateur
Un bruit plus fort par temps très froid n’est pas forcément un signe de bris, mais il peut indiquer que le compresseur force ou que le ventilateur rencontre une résistance. Laisser ce bruit se prolonger pendant plusieurs jours augmente le risque d’usure prématurée. Si l’appareil émet un son très inhabituel ou s’il vibre davantage, il est recommandé de basculer vers un chauffage d’appoint et d’attendre que la température remonte. La reprise de fonctionnement peut se faire lorsque l’air soufflé revient à une température adéquate et que le givre diminue.
Erreur 7 : négliger les filtres intérieurs et la circulation d’air
Même si le froid se situe à l’extérieur, la circulation d’air intérieure influence directement la performance de la thermopompe. Des filtres obstrués réduisent le flux d’air, ce qui ralentit le réchauffement des pièces. Le moteur du ventilateur intérieur doit alors forcer davantage. Une simple vérification des filtres peut améliorer la performance globale sans intervention technique.
Une obstruction intérieure, comme des meubles devant les conduits ou une mauvaise circulation d’air, peut également diminuer la performance et nécessiter un fonctionnement plus long, surtout par grand froid.
Tableau récapitulatif : erreurs courantes et conséquences
| Erreur fréquente | Conséquence immédiate | Impact à long terme |
| Couvrir l’unité extérieure | Mauvaise ventilation | Surchauffe et givre excessif |
| Dégivrer manuellement | Risque de dommages aux ailettes | Perte durable de performance |
| Ne pas retirer la neige autour de l’unité | Obstruction de l’air | Cycles de dégivrage plus fréquents |
| Utiliser l’appareil sous sa limite minimale | Chauffage insuffisant | Usure prématurée du compresseur |
| Modifier constamment les réglages | Cycles courts | Consommation accrue |
| Ignorer les bruits inhabituels | Surcharge immédiate | Vieillissement accéléré |
| Négliger les filtres intérieurs | Débit d’air réduit | Rendement global diminué |
Ce tableau illustre comment des gestes en apparence anodins peuvent réduire notablement la performance de la thermopompe.
Des conseils précis pour une utilisation hivernale efficace et sécuritaire
Air Péloquin est votre expert en systèmes de climatisation, chauffage et thermopompes sur la Rive-Sud. Leur équipe accompagne les propriétaires afin d’éviter ces erreurs courantes en fournissant des conseils précis selon les modèles installés et les conditions hivernales locales. Ils interviennent également pour vérifier le bon fonctionnement des unités, optimiser le rendement et effectuer un entretien préventif indispensable pour traverser les grands froids en toute tranquillité. Grâce à leur expertise, il devient plus simple d’utiliser la thermopompe de manière optimale et de préserver sa longévité.
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Conclusion
Les grands froids mettent une thermopompe à l’épreuve, et certaines erreurs courantes peuvent réduire son efficacité ou accélérer son usure. Éviter de couvrir l’unité extérieure, ne jamais dégivrer manuellement, maintenir un dégagement adéquat autour de l’unité, surveiller les signes de surcharge et utiliser un chauffage d’appoint lorsque l’appareil atteint ses limites sont autant de gestes simples qui permettent de protéger le système. Avec une utilisation cohérente et des pratiques adaptées aux températures extrêmes, il est possible de maintenir une performance stable même en période de froid rigoureux. Pour un accompagnement professionnel ou un entretien complet, Air Péloquin reste une ressource fiable et accessible sur la Rive-Sud.